Le Docteur Véron

Le Chevalier Véron défiant le Charivari ; © FDD
Le Chevalier Véron défiant le Charivari
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Né à Paris le 5 avril 1798, il est poussé par son père à faire sa médecine. Nommé au concours, en 1821, premier interne des hôpitaux, Louis-Désiré Véron est reçu médecin en 1823, à la Faculté de médecine de Paris. Médecin, journaliste, directeur d’Opéra, directeur du Constitutionnel, homme d’affaires et homme politique, il assure sa fortune en devenant copropriétaire de la « pâte de Regnauld ».

Commercialisée par Regnauld Aîné, pharmacien installé rue Caumartin à Paris, la pâte pectorale balsamique est d’une composition assez banale : fleurs pectorales, gomme arabique, teinture de Tolu, eau et sucre selon le Dorvault de l’époque.

À la mort du pharmacien, Véron achète la formule à la veuve de l’inventeur et s’associe à Louis René Frère pour fonder avec ce dernier une société de commerce pour la confection et la vente du remède.

Très vite le Docteur Véron devient la tête de turc des contemporains de Daumier : celui-ci est toujours affublé de deux accessoires, une petite boîte ronde de pâte de Regnauld et une seringue à clystère. La présence de cette seringue s’explique par le fait que la satire présente souvent Véron comme pharmacien.


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