Mieux vaut prévenir que guérir

Prévenez la grippe ; © FDD
Prévenez la grippe
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Face aux ravages provoqués par les épidémies, les autorités tentent régulièrement de mettre en place des mesures de prévention destinées, si possible, à les éviter, ou à défaut à ralentir la propagation du mal. Dès l’Ancien Régime, on fait fermer les portes des villes aux étrangers, on isole les malades, on désinfecte. Au XIXe siècle s’ajoutent des préconisations relatives à l’hygiène (régime alimentaire équilibré, cuisson des aliments, lavage des mains, etc.), encore enrichies au siècle suivant (port du masque).  

A partir du XXe siècle, on met en place des moyens de surveillance des épidémies à l’échelle nationale et internationale. C’est notamment le cas de la grippe depuis 1952 grâce au travail de l’Institut de Veille Sanitaire, qui recense les données transmises par les professionnels de santé et, depuis 2012, par la population) et à celui des centres relevant de l’OMS. Leur objectif consiste à repérer des nouveaux types de grippe ayant le potentiel de provoquer une pandémie et d’identifier les variations du virus pour adapter la composition des vaccins en conséquence.  L’Institut Pasteur, créé en 1888, joue également un rôle dans la surveillance de plusieurs pathogènes susceptibles de donner naissance à une épidémie.

Devant la diffusion de plus en plus rapide des épidémies, deux moyens de prévention essentiels ont été développés en direction de la population à partir de 1945 : les campagnes de prévention (spots diffusés à la télévision et à la radio, affiches dans les lieux publics) et la vaccination, les premières étant souvent mises au service de la deuxième. Les campagnes d’information permettent de rappeler que la vaccination demeure le moyen le plus aisé pour se protéger – et surtout protéger les enfants – des maladies infectieuses. Par la suite, lorsque la vaccination obligatoire devient un principe acquis, les pouvoirs publics élargissent leur champ d’action en recommandant le recours à la vaccination de manière plus ciblée, par exemple contre la grippe pour les personnes âgées.

    

Faute de vaccin ou de traitement viable et efficace, on rappelle également l’importance des gestes barrières, contre le sida notamment. L’épidémie de VIH se propage dans le monde à partir des années 1980 et si l’on connaît l’agent responsable de la maladie, la médecine est tenue en échec, d’où l’importance d’informer sur les modes de transmission de la maladie et les moyens de s’en protéger. L’accent est également mis sur le caractère collectif de la santé. Il ne s’agit pas uniquement de se protéger, mais également de protéger les autres.

    

Les campagnes d’information visent aussi le dépistage et le traitement précoce des maladies en attirant l’attention du lecteur sur les symptômes à repérer et sur la nécessité de consulter des professionnels de santé le cas échéant.

Et le pharmacien dans tout ça ? Il lui revient de dispenser des conseils sur les bonnes pratiques à adopter, de rassurer, d’informer (comment se transmet la maladie, quels sont les symptômes). Son statut de professionnel de santé de proximité lui permet également de participer pleinement aux recherches sur les maladies épidémiques en recueillant notamment des informations auprès des patients.


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