Galénique : l'aventure d'un mot

Pharmacopée royale galénique et chimique - Moïse Charas ; © FDD
Pharmacopée royale galénique et chimique - Moïse Charas
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Ce texte a fait l’objet d’une conférence présentée en introduction du symposium « Histoire de la Pharmacie Galénique. L’art de préparer les médicaments de Galien jusqu’à nos jours » organisé par le Centre d’Études d’histoire de la pharmacie et du médicament de l’Université Catholique de Louvain et tenu à Bruxelles les 14 et 15 mai 2004. Il a été publié dans le Journal de Pharmacie de Belgique, 2004, n° 4, p. 105-110 et repris ici avec son autorisation.

GALÉNIQUE. adj. 1581 ; du lat. Galenus, nom latin de Galien, célèbre médecin grec.

Didact. (hist. de la méd.) et pharm. Conforme à la doctrine de Galien.

Der. (de Galenus) : Galénisme. n.m. Doctrine médicale de Galien.

Galéniste. n. Adepte du galénisme.

A. Rey, dir. Le Grand Robert de la langue française, 2° ed., Paris 2001.

Cet exposé sur un mot bien connu des pharmaciens –sauf dans les pays anglo-saxons – n’a pas la prétention de retracer l’histoire de la préparation des médicaments que doit largement évoquer ce symposium, mais de parcourir son évolution sémantique, essentiellement dans le contexte francophone. Il a subi quelques tribulations dans l’environnement historique de la pharmacie et son acception actuelle est assez récente.

En effet, le terme « galénique », dédié à Galien, a été avant tout une épithète de la médecine dont on sait qu’il fut le maître à penser intangible pendant tout le Moyen Âge (l’étymologie avancée par certains auteurs, dérivant « galénique » du grec galènè = calme, est imagée mais inappropriée, bien qu’ayant inspiré une définition de la pharmacie éponyme selon « l’art de préparer et d’utiliser des drogues pour calmer la douleur et guérir les maladies »[1]). Rappelons que Galien – Claudius Galenus – était un médecin d’origine grecque, fils d’un mathématicien et architecte, né vers 131 av. J-C. à Pergame, mort à Rome en 201. Après des stages « post-doctoraux » en divers endroits autour de la Méditerranée, dont Alexandrie, et un retour à Pergame, il vint à Rome en 163, en particulier comme chirurgien près de Marc-Aurèle. Esprit encyclopédique, il aurait composé 125 œuvres sur toutes sortes de sujets, rédigées à l’origine en grec puis en latin, dont une partie a été perdue. Un bon nombre d’entre elles concerne la médecine, avec des formules de préparation de remèdes, ce qui a valu ultérieurement à Galien sa réputation de « père de la pharmacie ». Elles ont commencé à être imprimées notamment en 1525 à Venise et en 1679 à Paris. La pharmacologie de Galien, beaucoup inspirée par Hippocrate et Dioscoride, préconise des associations de médicaments formant un tout (polypharmacie) pour traiter le maximum de formes de maladies. Au Moyen-âge l’enseignement de ses théories dans les Universités a été influencé et stérilisé par la théologie et les méthodes scolastiques, ce qui a contribué à leur rejet après la Renaissance.

Durant toute la période médiévale, y compris chez les Arabes (cf. Mesuë le jeune, Rhazès, Avicenne) et leurs successeurs (école de Salerne et autres), et jusqu’au XVIe siècle, la pharmacie reste étroitement liée à la médecine. Elle s’identifie à la préparation et à la composition des médicaments à partir de produits issus des trois règnes, convenablement choisis et traités[2], en faisant largement référence à Galien ou à Dioscoride. Les traités de pharmacie reflètent cette situation et sont en fait généralement des chapitres ou des appendices des traités de médecine se présentant sous l’étiquette de formulaires, dispensaires (dispensatorium), antidotaires (antidotarium) ou pharmacopées (pharmacopoea). Ils comportent les formules, et souvent le mode de préparation, des médicaments cités, voire des recettes de remèdes, selon une approche héritée de l’Antiquité (voir par exemple les livres V et VI du De Arte Medica de Celse au début du IIe siècle apr. J.C.). Un des meilleurs exemples est celui des antidotaires dits de Nicolas, le plus important étant celui de Nicolas le Myrepse, rédigé en grec dans la seconde moitié du XIIIe s. (1280) et imprimé pour la première fois à Lyon sous sa traduction latine en 1529. Il est resté un des ouvrages de base des apothicaires pendant plus de trois siècles[3]. Un autre classique est le livre de Jacques Dubois (ou Sylvius)[4], traducteur de Mesuë le jeune. On retrouve la même configuration dans le Dispensaire de Valerius Cordus[5], l’antidotaire de Jean de Renou[6], ou à Montpellier la Pharmacopée de Laurent Joubert qui présente une classification des médicaments selon leur mode d’emploi et leurs applications[7]. Dans ces œuvres, il y a volontiers confusion de la préparation des médicaments avec ce que nous désignons maintenant par le terme de pharmacognosie, c’est-à-dire la connaissance des matières premières ou drogues, comme dans le Cours de matière médicale de William Cullen[8] qui décrit « toutes les substances ou préparations propres à conserver la vie de l’homme », y incluant au passage des éléments de diététique et des produits alimentaires. Cette tendance se retrouve chez d’autres auteurs comme Lieutaud[9].

Cependant, à côté des formulaires ou pharmacopées ont existé plus spécifiquement de véritables traités de pharmacie galénique (au sens moderne du terme) parmi les plus anciens desquels figurent le Compendium aromatariorum publié en 1486 par Saladin d’Ascolo, un médecin de Tarente[10] ou le Manuel de l’officine (Menhadj Eddokan) de Cohen el Atthar, paru au Caire au XIVe siècle[11].

Mais aux XVIe-XVIIe siècles, à l’époque où une transition se fait jour entre la chimie mystique et la chimie rationnelle, Paracelse et Van Helmont vont opposer la médecine galénique avec son corollaire, la polypharmacie, à l'iatrochimie (Paracelse) ou chimiâtrie (Van Helmont), lointains archétypes de la chimie thérapeutique. Les théories médicales de Paracelse qui se veulent comme un retour à Hippocrate sont souvent confuses et procèdent d’une vision du monde discutable, mais historiquement on peut convenir que Paracelse pose sur la médecine un regard différent de celui de ses prédécesseurs médiévaux. Il en définit comme fondations : la philosophie (correspondant en fait aux sciences naturelles comme la botanique), l’astronomie (avec des correspondances entre astres et éléments du corps humain), les vertus (qualités propres à la personnalité du médecin) et surtout, pour ce qui concerne les médicaments, la chimie, fournisseuse de remèdes ou « arcanes » (ex. : salpêtre ou vitriols) issus surtout de l’alchimie, et liée aux substances dont le déséquilibre dans l’organisme est à l’origine des maladies[12]. Un autre concept formulé par Paracelse, celui de « quintessence » (quintaessentia), le conduit à préconiser l’extraction des principes actifs des médicaments, ce qui va renvoyer aux teintures et aux produits de distillation ou esprits, au lieu de composer ou combiner les médicaments selon les théories de Galien.

Dès lors commence à se dessiner un clivage entre la pharmacie ancienne qualifiée de « galénique », comme la médecine dont elle se sépare d’ailleurs petit à petit, et la pharmacie moderne ou « chymique ». Le qualificatif « galénique » appliqué à la médecine, et secondairement à la pharmacie, semble être apparu pour la première fois en 1581 sous la plume de Nicolas de Nancel[13]. Il n’est cité ni par Godefroy[14], ni par Ménage et Borel[15], auteurs de dictionnaires réputés du XVIe-XVIIe siècles, impliquant qu’il est inconnu avant cette époque. Il va se retrouver dans les traités classiques de Daniel Sennert[16] ou de Moïse Charas, toutefois encore empreints des théories médiévales, et de Nicolas Lémery, résolument plus moderne. Selon Charas[17]: « la pharmacie galénique, connue et pratiquée des Grecs, des Romains et des Arabes... a été fort exaltée par Galien et par ses sectateurs ... est encore aujourd'huy beaucoup estimée. » et plus loin : « ...la pharmacie chymique des modernes mérite bien d'avoir une définition particulière : ...un art qui nous enseigne à résoudre les corps mixtes et par même moyen à diviser et à connoître les parties dont ils sont composez pour en séparer les mauvaises et pour conserver et exalter les bonnes, et les unir lors-qu'il en est besoin ». Pour Lémery[18] : « la pharmacie galénique est celle qui se contente du simple mélange, sans se mettre en peine de chercher les substances dont chacune des drogues est naturellement composée. La pharmacie chymique est celle qui fait l'analyse des corps naturels, afin de pouvoir séparer les substances inutiles et d'en faire des remèdes plus exaltez et plus essentiels. » Dans leurs dictionnaires de l'époque, Furetière[19] et, en écho, l'équipe de Trévoux[20] reprennent une telle dichotomie en évoquant l'alchimie et en écrivant : « Il y a une Pharmacie galénique pratiquée par les anciens et une Pharmacie chymique qu'on appelle autrement hermétique ou Art distillatoire, que Paracelse a nommée spagyrique ». Cette distinction subsiste implicitement pendant tout le XVII°-XVIII° siècle, chez divers auteurs : Jacques Pascal[21], Henri Tencke[22], Daniel Sennert[23], Joseph Lieutaud[24] ou Hermann Boerhaave[25]. La Pharmacopée d’Anvers de 1661[26] sépare les préparations simples (telles que les opiats, sirops ou onguents) des médicaments chimiques regroupés dans un chapitre « Selectiora chymica ». La « Pharmacopoea parisiensis » de 1758[27] distingue de façon plus officielle les « Compositiones galenicae » comprenant diverses formes telles que sirops, pilules ou emplâtres obtenues par de simples manipulations, et les « Operationes chymicae » où se retrouvent à côté de la distillation, les teintures, les sels, les esprits volatils, les savons, nécessitant la mise en oeuvre d’opérations relevant de la pratique chimique de l’époque, lointain écho de Paracelse. Par contre, elle est rejetée par Guillaume-François Rouelle dans son Cours de Pharmacie[28], dispensé dans son officine parisienne autour de 1750, au début duquel il déclare péremptoirement à propos de la Pharmacie : « On la distingue fort mal à propos en pharmacie galénique et chymique. Sans connaître cette dernière, l’autre ne fait que des confusions à l’aventure et les mélanges, loin d’atteindre au but qu’on se propose, sont souvent très funestes… » Cette quasi-négation de la pharmacie galénique se retrouve chez Antoine Baumé[29] : parlant de la pharmacie chimique il affirme : « sans cette dernière, la Pharmacie galénique ne feroit que des mélanges informes mal assortis et tels qu’on les fesoit dans les siècles d‘ignorance, où la pharmacie n’étoit pas secourue par les lumières de la chymie ». Même opinion dans la Grande Encyclopédie de Diderot[30], sous la plume de Vandenesse : « ...nous avons confondu la Pharmacie, appelée vulgairement galénique, avec celle que l'on appeloit chymique... Nous l'avons fait parce que cette division est mal entendue, car les décoctions, les infusions, la cuite des emplastres, celle des syrops qui appartiennent à la Pharmacie appelée Galénique, sont des opérations tout aussi chimiques que la distillation des esprits, que la préparation des régules, etc que l'on renvoyait à la Pharmacie chimique ». Un peu plus tard, Cadet de Gassicourt partage le même point de vue en affirmant sans ambages : « …l’on peut dire que toute la pharmacie est chimique[31] », Tous ces auteurs considèrent formellement la primauté de la chimie en pharmacie, très prégnante à cette époque, rendant caduque une distinction entre chimique et galénique. D’autres, tels Baumé déjà cité, Jean-Frédéric Cartheuser[32] ou Nicolas Chesneau[33] préfèrent parler de pharmacie théorique et pratique, à l'instar de Macquer pour la chimie, point de vue qui prévaudra encore au début du siècle suivant dans le traité de Henry et Guibourt[34]. À cet égard, la Pharmacie théorique, d’une façon plus ou moins explicite, concerne les principes présidant à l’obtention des médicaments relativement à ses quatre grandes étapes : connaissance, élection (choix), préparation, mixtion (mélange).

Mais, au début du XIX°, les chimistes, changeant les méthodes d'analyse, commencent à isoler les « principes immédiats » des drogues utilisées jusqu'alors. De la sorte, les médicaments à leur tour vont être divisés en médicaments chimiques, relativement définis selon les critères émergents de la chimie, et médicaments galéniques, regroupant toutes les préparations effectuées selon l'art (secundum artem) et la science du pharmacien. Les qualificatifs « chimique » et « galénique », toujours appliqués à la pharmacie, vont caractériser désormais deux grands domaines de celle-ci : la pharmacie galénique s'appliquant à la préparation - incluant le choix des matières premières - et à la conservation des médicaments, et la pharmacie chimique dévolue à l'étude des éléments et des composés chimiques utilisés en thérapeutique. Ainsi, Soubeiran, en 1836 dans la préface de son important Traité de pharmacie théorique et pratique[35], distingue les médicaments simples et composés, ces derniers divisés en deux classes, la première concernant « toutes préparations de nature chimique bien connue », la seconde dans laquelle « on a rangé, sous le nom de pharmacie galénique, non seulement tout ce qui est simple mélange, mais encore toutes les opérations où les réactions chimiques se compliquent, et sont les plus difficiles à apprécier... ». Et il ajoute curieusement : « Cette seule distinction fait voir que le domaine de la pharmacie galénique doit diminuer de jour en jour et qu'il arrivera une époque où elle ne traitera plus que des mélanges et des opérations préliminaires nécessaires à la disposition des corps à l'usage médical, et à leur conservation ». À la même époque et sans doute sous son influence, la 2e édition de la Pharmacopée française, le « Codex » de 1837, introduit une distinction entre les préparations chimiques (28 chapitres) et les préparations pharmaceutiques ou galéniques (45 chapitres), ce qui conduit aux notions de forme[36] ou de présentation galénique, et d’opérations galéniques. La position de Soubeiran se retrouve à l'orée du XX° siècle sous la plume de Planchon dans la Grande Encyclopédie de Berthelot[37].

La nouvelle définition de la pharmacie galénique est acceptée avec quelques nuances dans les ouvrages qui lui sont consacrés, notamment celui de Bourgoin[38] en 1880 qui y range « l'ensemble des médicaments préparés à l'officine », oubliant l’apparition contemporaine des spécialités. À cette époque, ainsi que l’évoque Astruc[39], on continue de considérer, de façon traditionnelle et tournée vers l’officine, les médicaments galéniques comme des « matières médicamenteuses d'origine végétale ou animale, de nature complexe et employées le plus souvent en associations complexes ». La référence aux seuls remèdes végétaux qui constituent alors l’essentiel des médicaments préparés par le pharmacien pour être délivrés au public est compréhensible. Elle se reflète dans le classique dictionnaire du XIX° siècle de Littré[40], mais plus curieusement elle perdure dans les dictionnaires actuels[41],[42],[43],[44].

Cependant, la Pharmacie galénique a considérablement évolué durant les dernières décennies, depuis le cadre artisanal de l'officine vers celui, parfois très élaboré, de l'industrie et sa définition s’est de ce fait sensiblement élargie, prenant en compte des concepts émergents tels que les bonnes pratiques de fabrication[45], la pharmacotechnie, la biopharmacie, le génie pharmaceutique[46]. On est bien loin de la prophétie de Soubeiran précédemment évoquée !

La sémantique du mot français « galénique » a aussi subi une évolution dans d’autres pays, comme en Allemagne, où pendant tout le XIX° siècle, les traités de pharmacie portent en titre : Praktische Pharmazie, Angewandte Pharmazie, Arzneibereitung, Arzneiformlehre, Pharmazeutische Technologie. Le terme galenisch est tout au plus synonyme de mekanisch opposé à chemisch, sans référence particulière aux formes pharmaceutiques[47],[48].

Parallèlement à cette histoire, à l'École Supérieure de Pharmacie de Paris créée en 1803, avait été instaurée une chaire de Pharmacie à côté de celles de botanique, d’histoire naturelle des médicaments et de chimie[49]. Elle a été dédoublée en 1868 par création d'une chaire de Pharmacie galénique, avec comme premier titulaire Jean Baptiste Alphonse Chevallier. Supprimée en 1968 après cent ans d’existence, elle a eu pour titulaires ultérieurs Emile Bourquelot, Albert Goris et Maurice-Marie Janot. Il faut noter que le Professeur de Pharmacie avait été dès l'origine assisté d'un adjoint qui prenait en charge l'enseignement des matières ressortissant à ce qui allait devenir la Pharmacie galénique proprement dite[50]. La même situation s’est présentée dans les autres Ecoles supérieures de Pharmacie françaises, mais elle n’a été régularisée que bien plus tard, en 1902 à Nancy, en 1919 à Montpellier et en 1921 à Strasbourg.

Pour terminer on ne peut ignorer la tendance à substantiver l'épithète « galénique », déjà courante dans le vocabulaire familier de la pharmacie, et qui se renforce actuellement en échappant à son contexte traditionnel pour désigner le domaine de la formulation et du conditionnement de certains produits, notamment les cosmétiques.

L'aventure du mot n'est donc sans doute pas achevée !

 

Remerciement : à Mme Dominique Kassel pour l’accès à la riche collection d’anciens ouvrages de pharmacopée français et étrangers du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens à Paris.



[1] A. DENOËL, Cours de Pharmacie galénique, Liège, 1964.

[2] J.-F. CARTHEUSER, Pharmacologia theoriticopractica, Grenoble, 1763.

[3] P. DORVEAUX, L’antidotaire Nicolas, deux traductions françaises de l’Antidotarium Nicolai …, Paris, 1896.

[4] J. SYLVIUS (Jacques DUBOIS), La pharmacopée de Me Iacques Sylvius, trad. française de A. Caille, Lyon, 1611.

[5] VALERIUS CORDUS, Dispensatorium …, 2° éd., Paris, 1592.

[6] J. DE RENOU, Les OEuvres pharmaceutiques du sieur Jean de Renou, Lyon, 1626.

[7] L. JOUBERT, La Pharmacopée de M. Laur. Ioubert …, Lyon, 1592.

[8] W. CULLEN. Cours de matière médicale…, Traduction française de Caullet de Veaumorel, Paris, 1787-88.

[9] J. LIEUTAUD, Précis de la matière médicale …, Paris, 1766.

[10] L. REUTTER DE ROSEMONT, Histoire de la Pharmacie à travers les âges, Paris, 1931, t. 1, p. 168.

[11] M. BOUVET, Histoire de la pharmacie en France des origines jusqu’à nos jours, Paris, 1937, p. 30.

[12] B. WHITESIDE et S. HUTIN, Paracelse, Paris, 1966.

[13] Nicolas de NANCEL (NANCELIUS) (1539-1610), médecin de l’abbaye de Fontevrault en Anjou (1587), est l’auteur d’une encyclopédie médicophilosophique (Analogia microcosmi ad macrocosmum, id est Relatio et propositio universi ad hominem …), publiée ultérieurement par son fils, Pierre de NANCEL en 1611. Citée en 1759, elle est perdue pour la postérité.

[14] F. GODEFROY, Dictionnaire de l’ancienne langue française du IX° au XV° siècle, réimpr., éd. Slatkine, Genève, 1982.

[15] G. MÉNAGE, Dictionnaire étymologique de la langue française, et BOREL, Dictionnaire des termes de vieux français, 2 vol., Paris, 1750.

[16] D. SENNERT, Medicamenta officinalia cum galenica tum chemica, Paris, 1670.

[17] M. CHARAS, Pharmacie royale galénique et chymique, 2° éd., Paris, 1676, p. 1.

[18] N. LÉMERY, Pharmacopée universelle…, 2° éd., Paris, 1715, chap. 1, p. 1.

[19] A. FURETIÈRE, Dictionnaire universel…, La Haye, 1690, article « pharmacie ».

[20] Dictionnaire dit de « TRÉVOUX ». Dictionnaire universel françois et latin, 1° éd., Trévoux., 1704, article « pharmacie ».

[21] J. PASCAL, Discours contenant la conférence de la pharmacie chymique ou spagyrique avec la galénique ou ordinaire. Toulouse, 1616.

[22] H. TENCKE, Formules de médecine tirées de la galénique et de la chymie. Lyon, 1682.

[23] SENNERT, Medicamenta officinalia

[24] LIEUTAUD, Précis de matière médicale

[25] H. BOERHAAVE, Traité de la matière médicale …, Paris, 1739.

[26] Pharmacia Antverpiensis Galeno-Chymica, Anvers, 1661.

[27] Codex Medicamentarius seu Pharmacopoea parisiensis, 5° éd., Paris, 1758.

[28] P. LEMAY, « Le cours de pharmacie de Rouelle », dans Rev. Soc. Hist. Pharm., 13, 1957, p. 17-21.

[29] A.BAUMÉ, Élémens de Pharmacie théorique et pratique, 2° éd., Paris, 1769, p. 5.

[30] D. DIDEROT et J. LE ROND D’ALAMBERT, Encyclopédie, Paris, 1751-1772, article « pharmacie », 12, p. 491-492.

[31] Ch. CADET, Dictionnaire de Chimie. Paris, 1803, 2, p. 196.

[32] CARTHEUSER, Pharmacologia theoriticopractica…

[33] N. CHESNEAU, La pharmacie théorique … et pratique..., Paris, 1682.

[34] N.E. HENRY, N. GUIBOURT, Pharmacopée raisonnée ou Traité de pharmacie théorique et pratique, 2° éd., Paris, 1834.

[35] E. SOUBEIRAN, Nouveau traité de pharmacie théorique et pratique…, Paris, 1836, préface, p. IX.

[36] Le terme de « forme pharmaceutique », dans sa connotation actuelle, n’est en réalité utilisé de façon courante en pharmacie galénique que depuis une époque assez récente avec la multiplication des médicaments spécialisés particulièrement préparés et conditionnés en vue de leur emploi, et la quasi-disparition des préparations magistrales et officinales. Inutilisé avant le XIXe siècle, il n’est cité dans les ouvrages pharmaceutiques de cette époque que d’une façon épisodique (Soubeiran, dans la préface de son traité35, Bourgoin38 ou Planchon37). En fait, ce sont plutôt les vocables de médicament35, préparation, classe, voire genre qui sont alors employés pour caractériser et classer les diverses formes galéniques.

[37] G. PLANCHON, article « Pharmacie » dans Grande encyclopédie. Inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, éd. M. BERTHELOT, Paris, 1899.

[38] E. BOURGOIN, Traité de pharmacie galénique, Paris, 1880.

[39] A. ASTRUC, Traité de pharmacie galénique, 3° éd., Paris, 1934.

[40] P. LITTRÉ, Dictionnaire de la langue française, Paris, 1878, article « galénique ».

[41] A. REY, Le Grand Robert de la langue française, 2° éd., Paris, 2001, article « galénique ».

[42] A. REY, Dictionnaire historique de la langue française, 3° éd., Paris, 2000, article « galénique ».

[43] P. IMBS, Trésor de la langue française, C.N.R.S., Paris, 1981, article « galénique ».

[44] P. LAROUSSE, Grand Dictionnaire universel du XIX° siècle, Paris, 1866-79, article « galénique ».

[45] A. LE HIR, Pharmacie galénique : bonnes pratiques de fabrication des médicaments, Paris, 2001.

[46] F. PUISIEUX, M. SEILLER, La pharmacie galénique : historique, évolution et perspectives, dans L’évolution de la pharmacie d’officine, éd. R. MEHL, Paris, 2002, p. 17-43.

[47] BACHOFFNER, « La "galénique" au XIXe siècle », dans Rev. Hist. Pharm., 20, 1971, p. 428.

[48] W. SCHNEIDER, « Über die “ Galenik ” im 19. Jahrhundert » dans Pharm. Ztg, 115, 1970, p. 1739-1749.

[49] Arrêté du 25 thermidor an XI (13 août 1803), pris en application de la Loi dite de « Germinal » (11 avril 1803), première loi réglementant la pharmacie en France.

[50] M.-M. JANOT, « Leçon inaugurale du cours de pharmacie galénique à la Faculté de pharmacie de Paris », dans Bull. Sc. pharmacol., 49, 1942, p. 107-128.

 

Jacques Poisson