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Le pot "THERIAQ:" contient-il de la Thériaque?

Suite au colloque organisé par le CNRS et la SHP (Société d'Histoire de la Pharmacie) et consacré à la thériaque le 18 mars 2010  « Entre panacée et savoir pharmaceutique. La thériaque d'Andromaque à Moyse Charas » au siège de l’Ordre des pharmaciens il a été envisagé de tenter d’identifier le contenu d'un pot "Thériaque".

Les emblèmes officiels de la pharmacie française

Histoire et origine du caducée et quelle signification lui donner ? On le découvre au travers de ce bref historique de son évolution depuis 1222 date à laquelle il serait devenu un symbole distinctif de la pharmacie, jusqu'à 1942, année de son adoption comme emblème de la pharmacie française. L'auteure s'interroge ensuite à propos de la croix verte. Comment est-elle passée de la couleur rouge à la couleur verte ? Quelle est sa symbolique, son origine ?

 

Les emblèmes officiels de la pharmacie française

 

Auteur : Dominique Kassel

Date de rédaction : 01/03/03

Date de mise en ligne : 24/03/03

Le droguier Menier

L’auteur commence par évoquer un bref rappel de l’histoire de la pharmacie. Puis, elle fait référence à la maison centrale de Droguerie Menier et plus précisément au Drguier Menier lui-même qui est une collection de pots rassemblant 755 drogues. Pour finir, Isabelle Demoury s’intéresse à l’arsenal thérapeutique au 19ème siècle qui a aboutit à un travail sur l’éventuelle « cohérence entre l’usage ancien et l’usage moderne des drogues ».

La thériaque

L’auteur nous présente la Thériaque, célèbre préparation pharmaceutique ancienne.

Il commence en retraçant l’historique du IIe au XXe siècles.

Puis il délivre la composition. Il aborde la préparation et les usages de la Thériaque. Il évoque ensuite plusieurs préparations qui en sont dérivées. Enfin, il s’intéresse aux vases conservant ce précieux remède.

 

Professeur Patrick Bourrinet, 17 mars 2010

La Thériaque : 20 siècles d’histoire

La thériaque était un remède universel, qui pouvait tout guérir, et qui de ce fait reçut un accueil enthousiaste pendant 18 siècles. Sa préparation figurait encore en 1908 dans l'édition de l’Officine ou répertoire général de la pharmacie de Dorvault. Fabriquée en de nombreux endroits, en secret ou en grande pompe, par des médecins, des pharmaciens, elle eut d'innombrables formules.

 

La Thériaque : 20 siècles d’histoire / Dominique Kassel, juillet 1996

De la Thériaque à la thérapie cellulaire ou comment le médicament spécialisé prit la place de la panacée galénique

Ce document, extrait du discours de réception à l'Académie de Stanislas de l’auteur, membre titulaire de cette Académie, fait un résumé de deux millénaires de thérapeutique humaine. De l’Antiquité aux années 2000, l’auteur nous présente quelques-uns des remèdes les plus significatifs : la Thériaque, notamment qui traversa les siècles, l’opium…

Ce document est complété par une bibliographie.

 

Colette Keller-Didier, 21 juin 2007

Des apothicaires dans leur siècle, le XVIIe

Organisée en corporation la pharmacie au XVIIe siècle est réglementée par des statuts. Sous tutelle des Facultés ou des Collèges de médecine, la communauté intervient sur le recrutement de ses membres, fixe les règles d’apprentissage et d’accès à la maîtrise.L’étude des textes pharmaceutiques de cette époque nous révèle un  homme prudent et de bonnes mœurs, sobre et craignant Dieu . Il accède à une formation pratique et obtient sa maîtrise après des années d’apprentissage et de compagnonnage. L’apothicaire du Grand siècle, entièrement soumis à l’autorité du médecin, subit de plein fouet la querelle qui oppose la faculté de médecine de Montpellier, avant gardiste, à celle de Paris, traditionaliste.

 

L’apothicaire d’Anne D’Autriche : Michel d’Ansse (?-1649)

 

Anne d’Autriche, épouse royale de Louis XIII, fut reine de 1615 à 1643, puis régente de 1643 à 1661. Plusieurs apothicaires royaux se succédèrent à son service. Elle aurait emmené dans sa suite ce jeune apothicaire d’origine navarraise lorsqu’elle vint s’installer en France. Marié à la femme de chambre de la Reine, naturalisé français par le Roi, il passa sa vie à la cour à la fois apothicaire et confident d’Anne d’Autriche à laquelle il rendit de nombreux services en l’aidant à avorter. Si l’on en croit les historiens, Louis XIII n’appréciait pas « le devoir conjugal » et Anne d’Autriche aimait les hommes. La Fronde nobiliaire et le bon peuple de Paris attribuaient la paternité de Louis XIV à Mazarin, et celle du « Masque de Fer » à une autre aventure de la Reine. Entièrement dévoué à la souveraine il se distingua par son art de l’intrigue et fut impliqué avec Marie de Médicis lors de la « Journée des Dupes », complot qui visait à renverser Richelieu. Tombé en disgrâce, il ne revint à la cour qu’à la mort de Louis XIII en 1643. La régente reconnaissante sut le récompenser avec une grande générosité ce qui lui permit de s’installer et de vivre confortablement avec sa nombreuse famille, dans un superbe domaine. Son fils Jean lui succéda auprès d’Anne d’Autriche et devint l’apothicaire de la jeune reine Marie-Thérèse.

 

Créateur de l’enseignement de la chimie : Nicaise LE FEBVRE (1610-1669)

 

La formation de l’apothicaire était, dans ses débuts, exclusivement pratique, consistant en un long apprentissage des tours de mains nécessaires pour réussir les préparations. Les maîtres apothicaires se chargeaient, dans leur apothicairerie, de l’instruction des candidats à la maîtrise. L’apprenti devait avoir des notions de latin et de grammaire afin de lire les formulaires et les ordonnances des médecins. Après dix ans d’apprentissage et de compagnonnage, l’élève pouvait accéder à la maîtrise à la suite d’épreuves multiples dont la confection d’un chef d’œuvre. Au XVIIe siècle, les maîtres apothicaires parisiens instruisaient leurs élèves dans le laboratoire et le jardin d’études de Nicolas Houel où la corporation était installée depuis 1624. Ce fut le cas de Nicaise Le Febvre, né en Normandie, apothicaire privilégié du Roi et professeur royal de chimie en Angleterre. Il fut le fondateur de l’enseignement de la chimie dans les deux principaux pays de l’Europe de son époque, l’Angleterre et la France. Un des premiers membres de l’Académie, il pressentit le rôle de l’oxygène et écrivit un traité de chimie, très renommé.

 

 

La thériaque d’Andromaque : Moyse CHARAS (1619-1698)

 

Né à Uzès dans le Languedoc de parents huguenots, il étudia le latin, devint apprenti puis compagnon et enfin maître apothicaire. Après avoir exercé quelques temps à Orange, il s’installa à Paris et obtint très vite le poste d’apothicaire de Monsieur, frère du Roi. Etabli faubourg Saint-Germain, « Aux Vipères d’or », il fréquenta Nicolas Lémery. Au XVIIe siècle, la thériaque et le mithridate, panacées universelles d’origine très ancienne dont la préparation complexe avait varié au cours des siècles, étaient encore très en vogue. Moyse Charas prépara et dispensa la thériaque publiquement à Paris. Il rédiga plusieurs ouvrages  dont le plus connu, La Thériaque d’Andromaque , fut suivi d’une Histoire naturelle des animaux, des plantes et des minéraux . Syndic des marchands apothicaires des Maisons Royales, puis démonstrateur de chimie au Jardin du Roi il réunit ses cours en un volume intitulé  Pharmacopée Royale Galénique et Chimique  rédigée en français à une époque où le latin demeurait la langue scientifique. La révocation de l’Edit de Nantes l’obligea à se réfugier en Angleterre où il fut reçu docteur en médecine de la faculté de Londres. Après avoir été emprisonné, il abjura sa foi et, catholique converti, put retrouver Paris et la cour.

 

Traité de chimie : Christophe Glaser (ou Glazer) (1628-1672 ?)

 

Le « Traité de la chymie enseignant par une brieve et facile Methode toutes fes plus neceffaires preparations», publié en 1663, est sans doute à l’origine des grands traités qui contribuèrent peu à peu à l’éclosion de la chimie moderne. L’ouvrage marque une rupture entre la chimie et l’alchimie, l’auteur prend position et déclare dans la préface : « je fais profession de ne dire que ce que je sais et de n’écrire que ce que je fais ». Il proscrit l’emploi « des caractères hiéroglyphiques » et « des noms énigmatiques, comme ont fait une infinité d’Autheurs pour rendre la chymie méconnaissable», et adresse ses critiques à ceux « qui ne méritent pas d’avoir le nom de chimistes ».

Né en 1628 à Bâle, Christophe Glaser, une fois ses études terminées, vient s’établir comme apothicaire à Paris. Au milieu du XVIIe siècle, il ouvre une officine faubourg Saint-Germain à l’enseigne de la « Rose rouge ». Parmi sa clientèle, Madame Fouquet mère du surintendant, lui fait gagner la protection de son fils, puis de Vallot médecin du roi. Il acquiert ainsi la charge d’apothicaire de Monsieur, duc d’Orléans puis celle d’apothicaire du Roi. Lorsque Le Febvre part pour l’Angleterre, Glaser lui succède comme démonstrateur de chimie au « Jardin du Roy ». Chimiste de valeur il met au point la préparation de sels « Sels de Glaser », de la pierre infernale, du magistère de bismuth, de l’huile corrosive d’arsenic…. A la fin de sa vie, il est impliqué dans « l’affaire des poisons » et accusé d’avoir fourni des substances toxiques à la Marquise de Brinvilliers qui maniait si bien les « poudres de succession ». Il est utile de rappeler qu’à cette époque la vente des toxiques n’est pas encore réglementée et que c’est à la suite de cette retentissante «affaire», que sera proclamé, en 1682, un Edit du Roi « Pour la punition de différents crimes, notamment des Empoifonneurs, ceux qui fe difent Devins, Magiciens et Enchanteurs ; & portant reglement pour les Epiciers & Apothicaires ».

 

La révolution personnifiée : Nicolas LEMERY (1645-1715)

 

Si l’on en croit Molière, l’apothicaire du XVIIe siècle n’était que l’exécuteur de viles besognes, entièrement soumis à l’autorité du médecin. Fleurant, l’apothicaire dans le Malade imaginaire n’est qu’un fantoche totalement soumis à la loi des bonnets pointus. Léandre, dans le Médecin malgré lui, se cantonne à l’administration des clystères, Monsieur de Pourceaugnac se justifie en proclamant… « ce n’est pas moi qui suis le médecin, à moi n’appartient pas cet honneur, et je ne suis qu’un apothicaire, apothicaire pour vous servir » Il est vrai qu’à l’époque, la pratique de la saignée et du clystère faisaient des ravages : le pauvre Louis XIII ne reçut pas moins de 312 lavements en moins d’une année. Les remèdes de cette époque ne correspondaient pas toujours aux progrès de la chimie. L’évolution était difficile à imposer comme le prouve la querelle de l’antimoine qui opposa de 1566 à 1666, la faculté de Montpellier, ouverte aux idées nouvelles, à la faculté de Paris, traditionaliste. Les progrès de la science s’annoncèrent par des découvertes importantes et principalement dans le domaine de la chimie. Apothicaire du Roi, académicien, Nicolas Lémery est né à Rouen. Il enseigna la chimie, successivement à Montpellier puis à Paris, avec une clarté jusque là inconnue, qui attira dans son laboratoire, rue Galande, une foule d’auditeurs de marque. Le souffle du cartésianisme vint balayer rêveries mystiques et sorcelleries et Lémery s’employa à bâtir des théories solides qui se réclamaient du raisonnement et considéraient que la chimie était une science démonstrative. Il est l’auteur d’ouvrages de références pour la pharmacie comme son Cours de Chimie, le Traité universel des drogues simples ou la Pharmacie universelle. Réformateur de la chimie, à l’esprit cartésien comme son maître Moyse Charas, précurseur de la toxicologie avec de nombreuses études sur les poisons et leurs effets, Lémery est considéré comme le premier spécialiste en pharmacie.

Apothicaire-Artiste du Roy : Simon Boulduc (1652-1729)

 

Apothicaire-artiste du roi, c'est-à-dire apothicaire-chimiste, Simon Boulduc occupera plusieurs charges à la Cour et sera successivement apothicaire de la Princesse Palatine puis de la Reine douairière d’Espagne.

Né vers 1652, il est le fils de Pierre Boulduc maître apothicaire et petit-fils de Louis, l’ancêtre de la famille, maître épicier. Après des études classiques, Simon est reçu maître apothicaire en 1672, grâce à la formation donnée par son père. A cette époque, les fils de maîtres pouvaient accéder directement à la maîtrise, à la suite de leur apprentissage. Ils étaient dispensés de l’examen, subissaient des épreuves simplifiées et payaient des droits d’immatriculation moins élevés que les autres candidats. Il s’installe rue des Boucheries-Saint-Germain à Paris, dans la maison de ses parents. Comme son père il occupe de hautes fonctions dans la Communauté : garde de 1687 à 1689, consul en 1698 et juge en 1717. Suppléant de Fagon au Jardin royal des plantes médicinales, il obtient une chaire de chimie en 1695. Membre de l’Académie des sciences en 1694, il présente de nombreux mémoires sur la chimie, la pharmacie, la médecine et même la chirurgie. Il s’intéresse également aux médicaments purgatifs et à leurs propriétés physico-chimiques. Il entreprend des recherches physiques par l’analyse, par les mixtions et les fermentations et étudie tout à tour la coloquinte, la jalap, la gomme-gutte, l’ellébore noir, la scammonée, la gratiole, l’aloès, la rhubarbe, le concombre sauvage, les fleurs et feuilles de pêcher……

Le portrait de l’apothicaire est conservé, comme celui de son père et de son fils, à la salle des Actes de la Faculté de pharmacie de Paris.

 

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Références bibliographiques

 

Revue d’Histoire de la pharmacie

Dossiers documentaires « Collections d’histoire de la pharmacie » CNOP

Histoire de la pharmacie et de l’industrie pharmaceutique / Patrice Boussel, Henri Bonnemain et Frank Bové. – Paris : La Porte Verte, 1982

Histoire de la pharmacie en France des origines à nos jours / Maurice Bouvet. – Paris : Occitania, 1937

Les Médaillons de la Faculté de pharmacie de Paris / Maurice Chaigneau. – Paris : Pariente, 1986

Cinq siècles de pharmacie hospitalière 1495-1195 / Texte réunis par François Chast et Pierre Julien. – Paris : Hervas, 1995

Histoire de la pharmacie / R. Fabre et G. Dillemann. – Paris : PUF, 1963 (Que-sais-je ?)

Le Pharmacien emplumé : l’Image et le rôle du pharmacien d’officine, une réflexion illustrée par la littérature/ Eric Fouassier. – Paris : Interfimo, 1995

Grands pharmaciens / Paule Fougère. – Paris : Buchet-Chastel, 1956 (Les Grandes professions françaises)

Le cadre de vie professionnel et familial des apothicaires de Paris au XVIIe siècle / Christian Warolin, thèse pour le doctorat d’histoire moderne, Paris-IV Sorbonne, 1994

Pierre Frapin, un apothicaire fournisseur de Molière / Christian Warolin, Revue d’histoire de la pharmacie, n°318, 1998, p. 187-200

D’Aristote à Lavoisier : les étapes de la naissance d’une science / Olivier Lafont. – Paris : Ellipses, 1994

Contribution à l’histoire l’enseignement de la pharmacie : l’enseignement de la chimie au Jardin royal des plantes de Paris / Jean-Paul Contant. – Cahors : imprimerie Coueslant, 1952

 

Par Dominique Kassel, avril 2002.

Tour de France des pharmacies historiques

 

Cet article est extrait de la thèse Quand l’art rencontre la pharmacie : attraits et contraintes des pharmacies historiques /  Anne-Lise Salles sous la direction de Brigitte Vennat, Faculté de pharmacie, université de Clermont I, 2010.

Depuis 2010, nous supposons que le panorama des « pharmacies historiques » s’est modifié en fonction de l’exercice professionnel. Ainsi la pharmacie Lhopitallier  a définitivement fermé ses portes en juin 2012. Grâce à son titulaire et au musée Carnavalet, le mobilier et le préparatoire ont été classés « collection musée de France.

 

 Anne-Lise Salles, 15 juin 2011

The heritage of the 21st century, a history of the future

 

On September 19th and 21st, 2015, the European Heritage Days were themed : The heritage of the 21st century, a history of the future. For the 32nd edition, this cultural event, more unifying than ever, featured : an invitation to turn our gaze on fifteen years of creation and innovation  that demonstrate the vitality of our times; an observation of the patrimonial process as historical continuity in which the most recent creations compose tomorrow’s heritage ; a query about our legacy to future generations ; an opportunity for the institution to take a look at the first 15 years of the 21st century : 15 years to put into perspective the future of the pharmaceutical heritage.

 

Olivier Gross,  National Order of Pharmacists  (FIP Düsseldorf 2015) 

L’apothicairerie de l’Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes Une collection unique de boîtes médicinales

Ce document est un extrait d’un dossier de la revue « La vie en Champagne », n° 51, juillet / septembre 2007.

L’auteur nous entraîne dans l’apothicairerie de l’Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes, pour y découvrir une collection de boîtes médicinales. Dans une première partie, il s’intéresse aux illustrations de la fin du XVIIème siècle de ces boîtes. Puis, il présente Pierre Pomet, marchand-droguiste, et son œuvre. Enfin, dans une troisième partie, il dévoile le contenu des boîtes : les drogues de l’Antiquité et du Nouveau Monde, les remèdes d’origine animale…

Ce document est complété par quelques notes explicatives.

 

Auteur : Claudie Pornin Date du document : 01/07/2007 Date de mise en ligne : 19/09/2007

Sous l’objet d’art, le remède

Cet article rétablit le lien entre l'objet d'art et sa vocation d'origine. Il décrit quelques pots, faïences et porcelaines, statues, boiseries pharmaceutiques. Chaque oeuvre est illustrée par une vignette en couleur, laquelle est commentée par l’auteur : origine, matière, date et lieu de fabrication des pots de pharmacie. Quelle était leur utilisation, qu’est-ce que la Thériaque ? qui étaient Saint Côme et Saint Damien ?...

 

Colette Keller-Didier, 2 mai 2006

La santé vue par Daumier

 

Voyage à la découverte de l’univers de la santé dessiné au scalpel par un des plus grand talent du XIXe siècle.

 

… Je veux parler maintenant de l’un des hommes les plus importants, je ne dirai pas seulement de la caricature, mais encore de l’art moderne, d’un homme qui, tous les matins, divertit la population parisienne, qui, chaque jour, satisfait aux besoins de la gaieté publique et lui donne sa pâture … Ecrits sur l’art de Charles Baudelaire

 

La santé vue par Daumier / Dominique Kassel, 4 décembre 2008

 

Visages de l'officine

 

Né en 1932, Pierre Paul Darigo est architecte de formation. Il réalise des décors de cinéma, des illustrations publicitaires pour les magazines et la PLV, et embrasse une carrière d’affichiste. Il loue, en 1959 après son service militaire en Algérie, une palissade de chantier avenue Montaigne sur laquelle il expose d’immenses affiches. Il œuvre pour de grandes sociétés et institutions: Philips, Evian, Chocolat Menier, Total, Vichy Saint-Yorre, Loterie Nationale, Mazda, SNCF, Yoplait, Lacroix-Javel, Perrier…

En 1970, il démarche et propose aux laboratoires Roussel les douze premières illustrations de la série publicitaire "Visages de l’officine"; fruit d’un an de recherches à la Bibliothèque

 

Auteur : Pierre Paul Darigo

Date du document : avril 2009

 

 

Les spécialités pharmaceutiques d’aujourd’hui sont nées dans les officines d’hier

L’auteur replace l’industrie pharmaceutique dans son contexte historique. Il s’intéresse à l’acte pharmaceutique, à la préparation des médicaments, aux remèdes secrets et à leurs réclames, aux charlatans et vendeurs de drogues miracles… Puis il présente la loi de Germinal an XI  et les changements qu’elle a engendrés comme le monopole accordé au pharmacien d’officine mais aussi le contournement de cette loi et la survivance des remèdes secrets. Enfin, il aborde l’évolution de la pharmacie au XIXème siècle : ses grandes découvertes, les réclames…

La pharmacie au Grand siècle : image et rôle du pharmacien au travers de la littérature

Cet article est extrait de la conférence présentée au colloque "Pharmacopoles et apothicaires » : les "pharmaciens de l'antiquité à nos jours » à l’occasion des « IVe rencontres d’histoire de la médecine et des représentations médicales dans les sociétés anciennes. – Université Reims-Champagne-Ardennes, Troyes 20-21 janvier 2006 ».

Après un bref rappel des connaissances médicales, l’auteure décrit la formation et les qualités que doit avoir un apothicaire selon Nicolas Lemery. Puis elle s’intéresse au cadre d’exercice de la pharmacie et poursuit son voyage dans le Grand siècle et s’arrête à l’apothicaire selon Molière.

Des Hommes et des plantes

Très tôt au cours de l'évolution, les hommes, pour se soigner, utilisèrent les ressources présentes dans leur environnement naturel. Les Plantes tinrent une place importante qui ne s'est jamais démentie, et il est tout à fait remarquable de constater que la plupart des plantes utilisées en thérapeutique de nos jours, ont été découvertes avant l'apparition des méthodes scientifiques d'exploration.

 

Des Hommes et des plantes / Dominique Kassel, juillet 1996

De l’Apothicaire au pharmacien

La maladie existait sur terre bien avant l'apparition de l'homme, puisque qu'on a pu en reconnaître certains signes chez des animaux fossiles. Les découvertes de la paléontologie nous apprennent que nos ancêtres préhistoriques disposaient d'une thérapeutique par la présence de plantes médicinales retrouvées au fond d'une grotte, parmi les ossements d'un contemporain de l'homme de Neandertal. Des fouilles effectuées aux abords de cavernes, habitées par les Homo sapiens du néolithique, ont permis de conclure à la culture de plantes comme le pavot, la valériane, la camomille...

 

De l’Apothicaire au pharmacien / Dominique Kassel, juillet 1996

« … Tout va très bien Madame la Marquise… »

L’auteur introduit son propos en survolant la médecine et nous présente les 4 tempéraments de base de l’Homme – combinaison de substances élémentaires, de matières… - ainsi que les différents courants médicaux s’opposant au 17ème siècle.

La correspondance de Madame de Sévigné, est un prétexte pour énumérer les remèdes de bonne femme, remèdes secrets, empiriques, baume tranquille…, utilisés pour soigner, soulager les douleurs, guérir.

 

« … Tout va très bien Madame la Marquise… »

Auteur : Dominique Kassel

Date du document : 01/06/2005

Date de mise en ligne : 20/06/2005

Toulouse face à son patrimoine

Extrait de l’article rédigé pour le Bulletin de l’Ordre des pharmaciens région Midi-Pyrénes n° 22, novembre 2005, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine qui propose une balade à travers les rues de Toulouse. Un prétexte pour évoquer le patrimoine pharmaceutique de la Ville Rose. Le promeneur s’attarde au musée Saint-Raymond, traverse les archives et l’université, poursuit son chemin par la pharmacie de la rue Ozenne vers le musée Paul Dupuy sur les traces du cachou Lajaunie !

 

Toulouse face à son patrimoine

Auteur : Dominique Kassel

Date du document : 02/11/2005

Date de mise en ligne : 19/12/2005

« Quid pro quo » : petite histoire des pharmacopées

A l'origine les médecins prescrivaient oralement et indiquaient eux-mêmes à l'apothicaire les drogues dont ils entendaient composer leurs remèdes. Au XIVe siècle, s'établit l'usage des "receptes", ordonnances écrites, dont l'emploi n'a jamais été supprimé depuis. Elles étaient obligatoires et l'apothicaire devait respecter rigoureusement les prescriptions du médecin aussi bien pour la nature des ingrédients que pour les proportions. S'il lui arrivait de manquer d'une drogue prescrite, il lui était interdit de pratiquer "le qui pro quo", c'est-à-dire la substitution d'une drogue par une autre sans l'autorisation du médecin.

 

« Quid pro quo » : petite histoire des pharmacopées / Dominique Kassel

Juillet

Le médicament, 1803 – 1940

L’auteur examine en premier lieu le cadre législatif imposé au médicament par la loi du 21 germinal an XI et par des décrets promulgués au cours du XIXème siècle.

Il évoque également le contournement de la loi de 1803 à 1926 et la multiplication des remèdes dits secrets : la mise à jour de la réglementation avec le décret datant de 1926 qui reconnaît et donne un statut légal à la spécialité, les résistances liées à ce décret, puis l’adhésion au décret et ses conséquences en matière de santé publique.

 

Le médicament, 1803 – 1940 / Christine Debue-Barazer 1

Date du document : 01/03/2003

Date de mise en ligne 

Pierre Frapin, un apothicaire fournisseur de Molière

Cet article nous entraîne au siècle du Roi Soleil dans le sillage de Molière. C’est un témoignage de l’exercice professionnel au XVIIe siècle. Il est extrait de la Communication présentée à la Société d’histoire de la pharmacie le 18 juin 1997 par Christian Warolin et publiée dans la Revue d’histoire de la pharmacie, XLVI, n° 318, 2e trim. 1998, p. 187-200.

 

 

Pierre Frapin, un apothicaire fournisseur de Molière (23 septembre 1640 – 5 novembre 1714) / Christian Warolin, 2005 revu et corrigé par l’auteur en 2011

Menier la plus grande chocolaterie du monde

Conférence prononcée le 5 novembre 2001 dans le cadre de l’exposition « Le chocolat, remède à tous les maux »

Bien qu’étudiée depuis de nombreuses années, l'aventure industrielle des Menier comporte encore des zones d'ombres. Elle divise certains universitaires tant sur le plan de l'histoire sociale, qu'industrielle. Aussi nous n'aurons dans cet exposé, qu'un simple regard sur cette plus grande chocolaterie du monde.

 

Menier la plus grande chocolaterie du monde / Bernard Logre 1 2001

Menier : hommes d’aventure

Lors de la conférence prononcée le 3 décembre 2001 dans le cadre de l’exposition « Le chocolat, remède à tous les maux », Bernard Logre et Dominique Loisenon se sont intéressés à la destinée des membres de la famille Menier. Au travers de quelques-unes de leurs aventures, les conférenciers nous invitent à mieux connaître cette famille d’industriels.

 

Menier : hommes d’aventure / Bernard Logre 1 – Dominique Loisenon 2 2001

Le chocolat remède à tous les maux… y compris ceux des pays producteurs

Situées sur la ligne de l’équateur les îles de Sao Tomé et Principe font partie d’une chaîne montagneuse volcanique qui part du Mont Cameroun jusqu’en Guinée équatoriale.

L’archipel s’étale sur une superficie de 1 001 km2 dans l’océan atlantique à 300 km des côtes gabonaises, dans le golfe de Guinée. L’histoire de l’arrivée du cacao sur le continent africain, c’est le sujet de cette Conférence prononcée le 15 octobre 2001 dans le cadre de l’exposition « Le chocolat, remède à tous les maux »

 

 

Le chocolat remède à tous les maux… y compris ceux des pays producteurs / Jean-Pierre Bensaïd 1  2001

De la cabosse à la tablette

Au cours de la conférence prononcée le 29 octobre 2001, dans le cadre de l’exposition « Le chocolat, remède à tous les maux » Michel Barel nous convie à un voyage initiatique sur le chocolat. Il raconte son histoire, nous informe sur sa provenance, la culture du cacao et son traitement pour qu’il devienne chocolat.

 

De la cabosse à la tablette / Michel Barel 1

Mis en ligne 2001 actualisé 15 mars 2012  

Suppositoires et beurre de cacao

Quel rapport entre le suppositoire et le chocolat ? A première vue aucun ! Et pourtant, à l’occasion de la Conférence prononcée le 1er octobre 2001 dans le cadre de l’exposition « Le chocolat, remède à tous les maux », le professeur Olivier Lafont nous explique cette drôle de relation. Selon lui l’explication est simple car «  leur matière première commune est, ou du moins a été, durant le XIXe siècle et la première partie du XXe, le cacao ».

 

 

Suppositoires et beurre de cacao / Olivier Lafont 1

2001

Le patrimoine des officines pharmaceutiques

Au début des années 2000, la richesse du patrimoine de nos villes ou villages ne nous échappe pas et les pharmacies ne peuvent faire exception, surtout si elles sont quelque peu chargées d’histoire. Ceci conduit à la question de savoir quelles sont celles qui présentent un intérêt patrimonial, éventuellement consacré par une protection publique dans le cadre de la législation sur les monuments historiques.

 

LE PATRIMOINE DES OFFICINES PHARMACEUTIQUES / Professeur Jacques Poisson, 18 mars 2007

Une Multinationale pharmaceutique au début du XXe siècle : stratégie – marketing, la mondialisation déjà…

L’auteur, fils de pharmacien, a hérité de son père, grand amateur d’histoire de la pharmacie, d’un fonds documentaire ayant permis la rédaction de cet article. Celui-ci montre que le laboratoire considéré avait au début du siècle dernier une stratégie de développement, par beaucoup d’aspects, très en avance sur son temps.

 

Une Multinationale pharmaceutique au début du XXe siècle : stratégie – marketing, la mondialisation déjà…/ Michel Malnoy (décembre 2008) 

Un Pharmacien du 19ème siècle honoré en Indre-et-Loire

L’herbier de Touraine d’Ernest-Henry Tourlet a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Il a été valorisé par une exposition l’exposition lui rendant hommage à Tours et Chinon.

Les auteurs mettent à l’honneur Ernest-Henry Tourlet, pharmacien botaniste de la seconde moitié du 19ème siècle. Puis ils retracent sa vie, son œuvre, s’intéressent à ses herbiers.

L’article est complété par une série de notes explicatives.

 

Un Pharmacien du 19eme siècle honoré en Indre-et-Loire / le Professeur Marc Rideau1 et Geneviève Petit2 (15/11/2007)

La Pharmacie Lhopitallier

Cet article est une présentation de la thèse, consacré à la Pharmacie Lhopitallier, que Clotilde Maisonnier a soutenue publiquement le 9 décembre 2013, pour l’obtention du Diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie. Avec beaucoup de talent elle nous invite à survoler 200 ans d’histoire à partir de trois éléments fondateurs : Histoire, Mémoire et Patrimoine. Au travers de l’histoire de cette pharmacie nous découvrons l’histoire d’une famille, d’une profession, mais aussi l’histoire de Paris. 

Lignées de pharmaciens

Cette conférence, prononcée en 2006, lors de la « Rencontre du siècle », manifestation consacrée aux « pharmacies centenaires » et organisée par un pharmacien de Dignes-les-Bains, traite des lignées de pharmaciens au cours de l’Histoire. L’auteur aborde les thèmes de la démographie infantile, de l’espace de vie des enfants… Il termine son propos en évoquant les migrations qui n’ont pas toujours été désirées, mais souvent subies.

 

 

Lignées de pharmaciens / Jean-Pierre Bénezet1 (15/11/2006)

Galénique

Ce texte a fait l’objet d’une conférence présentée en introduction du symposium « Histoire de la pharmacie Galénique. L’art de préparer les médicaments de Galien jusqu’à nos jours » organisé par le Centre d’étude d’histoire de la pharmacie et du médicament de l’Université catholique de Louvain et tenu à Bruxelles les 14-15 mai 2004. Il a été publié dans « le Journal de pharmacie de Belgique, 2004 n°4 p.105-110 » et repris ici avec son autorisation.

 

Galénique : l’aventure d’un mot / Professeur Jacques Poisson*, 18 mars 2005

 

Les plantes médicinales

L’histoire de l’art des jardins remonte au troisième millénaire avant J.-C., elle nous décrit le jardin du paradis que l’homme essaye de reproduire. Disponibles depuis la nuit des temps, les végétaux ont très tôt servi aux hommes de toutes les civilisations pour peindre, teindre, s’alimenter, se parfumer, s’embellir, se soigner. 

Le cadre général de la loi du 21 Germinal An XI

Après un rapide état des lieux de ce qu’était la pharmacie sous l’Ancien régime et la Révolution, l’auteur décrit le cadre général de la loi de germinal. Il passe en revue la loi et s’attarde plus particulièrement sur les articles concernant la durée des études et l’entrée dans la profession. Il explique également la différence entre les pharmaciens de 1ère et de 2nde classes : durée des études, enseignements, exercice de la profession... Puis l’auteur s’intéresse aux articles réglementant l’exercice de la profession. Enfin, il clôt son exposé en relatant les raisons qui ont conduit à adapter la loi aux besoins de la pharmacie moderne.

 

Auteur : Eric Fouassier  Date du document : 01/03/2003 Date de mise en ligne : 12/03/2004

Parmentier Antoine-Augustin (Montdidier, 1737 - Paris, 1813)

C’est pendant la Guerre de 7 ans que Parmentier l découvre « que les pommes de terre possèdent des qualités nutritives ». Parmentier rédige  un mémoire « Quels sont les végétaux qui pourraient suppléer, en cas de disette, à ceux que l’on emploi communément à la nourriture des hommes, et quelle en devrait être la préparation ? ». Grâce à ses travaux une Ecole de boulangerie est créée à Paris en 1780. A partir du XVIIIème siècle, Parmentier est à la fois professeur à l’Ecole de Boulangerie, au Collège de Pharmacie et pharmacien en chef de l’Armée de Normandie et de Bretagne. 

 

Auteur Anne Muratori Philip août 2011

Les religieuses hospitalières sous l’Ancien Régime

Depuis toujours, la religion et la guérison sont liées. Les religieuses ont été les premières à préparer des médicaments plus souvent appelés « spécialités », ce qui entraîna des conflits avec les apothicaires et les pharmaciens. Elles sont de plus en plus présentes surtout pendant le Moyen Age, puis après la Révolution française même si les ordres hospitaliers tendent à disparaître.

Toutefois, les progrès de la pharmacie se faisant, les religieuses vont se trouver délaissées au profit des pharmaciens plus diplômés.

 

Bruno Bonnemain novembre 2009

A la recherche du pharmacien dans l’œuvre de Maupassant

Monsieur Homais est la personnification du pharmacien dans la littérature française du XIXe siècle. Flaubert, fils du chirurgien-chef de l’Hôtel-Dieu de Rouen, a baigné dans la culture médicale et pharmaceutique dès sa plus tendre enfance. Cet environnement a certainement favorisé le réalisme de sa plume. Contrairement à Flaubert, Maupassant malade chronique, côtoie ce monde de l’extérieur : c’est un patient en quête de soins.

L’auteur s’est nourrie des descriptions et des détails qui illustrent l’œuvre afin de construire un pharmacien qui soit à l’opposé de Monsieur Homais pour démontrer que le pharmacien au XIXe siècle n’est pas une simple caricature !

 

 

Janine Arbon, décembre 2010  

Pharmaciens de 1ère et de 2ème classe

Au XIXe siècle on distinguait deux catégories de pharmaciens qui correspondaient à deux voies d’accès différentes à la profession. . Elle résultait de l’organisation des écoles de pharmacie mise en place par la loi du 21 germinal an XI. L’auteur chemine au fil du siècle et nous décrit ces deux formations et leur distinction qui fut traduite dans la terminologie par un décret du 22 août 1854 qui reconnaissait officiellement l’existence de pharmaciens de 1ère classe et de 2ème classe. Il nous précise que, de 1803 à 1898, tant que persista la distinction entre deux catégories de pharmaciens aux prérogatives différentes, celle-ci fut à l’origine d’un type très particulier d’exercice illégal de la pharmacie.

 

 

Eric Fouasssier, mars 2004

Ces poisons qui guérissent

Au travers d’exemples historiques, l’auteur montre l’étroite limite séparant le remède et le poison, et nous invite à un voyage initiatique, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

De l’électuaire de Mithridate VI au Codex de 1908 en passant par la Thériaque, de l’opium à l’arsenic, au suc de védégambe et autre sulfate d’Atropine, l’auteur raconte plusieurs histoires, chacune d’elle présentant la double face des substances utilisées : tantôt pour guérir tantôt pour empoisonner.

L’article est complété par des annexes concernant « Le mal des ardents » et un extrait d’un roman de Georges Simenon où le pharmacien, apparaît comme l’expert ès poison.

 

Eric Fouassier, 1er octobre 1996

 

La naissance de l’homéopathie » suivi de « Les fameuses formules de l’abbé Chaupitre »

Ce texte s’articule autour de deux articles : « La naissance de l’homéopathie » et « Les fameuses formules de l’abbé Chaupitre ».

Le premier retrace la vie de l’inventeur de l’homéopathie, Samuel Hahnemann, depuis sa naissance en 1755, jusqu’à sa mort en 1843. Il présente ses études, son exercice de la médecine, ses recherches, sa découverte de l’homéopathie...

Le deuxième article dresse le portrait de Jean-Marie-Victor Chaupitre. L’auteur y explique ce qui a amené cet abbé à se tourner vers l’homéopathie et son parcours de farouche défenseur de cette discipline.

 

Eric Fouassier, août 1996 et septembre 1998 

De la contribution du règne animal à la thérapeutique humaine, un exemple d’actualité : la sangsue.

Des trois règnes de la thérapeutique, le règne animal est sans doute le moins bien connu et le plus mystérieux. Sait-on par exemple que l’emploi de la sangsue fut universel ?

Son usage remonte au temps des Pharaons et s’est poursuivi au fil des siècles.

Ces trente dernières années la microchirurgie fait renaître la sangsue pour parfaire la vascularisation des cicatrices.

Elle servit également de modèle pour élaborer de nouvelles molécules de synthèse utilisées dans les processus de coagulation sanguine.

Cet exemple nous rappelle que la nature nous montre souvent le chemin de la recherche scientifique pour peu qu’on l’observe tout en la respectant.

 

Colette Keller-Didier, 18 novembre 2005

Boules d’acier vulnéraires, dites boules de Nancy

Boules d’acier vulnéraires, dites boules de Nancy

 

L’auteur retrace l’histoire des boules de Nancy. Il décrit leur aspect, leurs composants, le pourquoi de leur utilisation, la façon d’en tirer des bénéfices pour la santé, les pharmacopées et autres ouvrages médicaux qui les référencent, les maux auxquels elles étaient destinées. Il aborde également le monopole de leur vente qui était détenu par les pharmaciens, les privilèges accordés pour leur fabrication et leur vente, ainsi que le problème de leur falsification.

Le document est émaillé d’anecdotes et de textes de prospectus vantant leurs vertus.

Il est complété par une bibliographie.

 

 

Colette Keller-Didier, 15 mars 2002

René Cerbelaud et les remèdes secrets

René Cerbelaud et les remèdes secrets

 

 

Ce document est un condensé d’un article publié dans « La revue d’Histoire de la pharmacie » 2e trimestre 2005, n° 346.

L’auteur dresse le portrait de René Cerbelaud, pharmacien au début du 20ème siècle, qui diffusa les formules de nombreux remèdes secrets et s’attira la colère de ses confrères.

Il décrit le parcours de René Cerbelaud : ses écrits, les procès qui ont jalonné sa vie, ses idées, ses fabrications de remèdes…

 

 

 

André Georgin, 1er décembre 2005

La faculté de pharmacie de Strasbourg : une faculté européenne

La faculté de pharmacie de Strasbourg : une faculté européenne

 

Le bicentenaire de la création de l’Ecole de pharmacie de Strasbourg, est l’occasion pour l’auteur de remonter le fil de l’histoire. En 1675 la ville ne comptait que quatre pharmacies qui passent au nombre de six un siècle plus tard. Pas d’enseignement organisé jusqu’à la Révolution française et la création de l’Ecole de pharmacie. La période de l’annexion (1870-1918) est traitée grâce à des archives personnelles et nous donne une idée de la vie des étudiants et du fonctionnement de la faculté.

 

André Georgin, Wissembourg le 12 avril 2004. 

Des pharmaciens dans leur siècle, le XIXe

Sous le Consulat une nouvelle réglementation de la pharmacie voit le jour « contenant organisation des Ecoles de pharmacie et sur la police de la pharmacie » est promulguée comme loi le 21 germinal an XI (11 avril 1803). Ce texte marque une date essentielle dans l’histoire du droit pharmaceutique. Il constitue à la fois la première loi consacrée à l’ensemble des problèmes pharmaceutiques et le premier texte pharmaceutique d’application territoriale générale. A partir de cette date seuls les pharmaciens diplômés peuvent ouvrir et exploiter une officine, préparer et vendre des médicaments.

 

Auteur : Dominique Kassel

Date du document : avril 2002

Des apothicaires dans leur siècle, le XVIIIe

 La déclaration royale de 1777 sépare les corporations d’apothicaires et d’épiciers et reconnaît le monopole de la vente des médicaments aux seuls membres du Collège royal de pharmacie. La pharmacie devient une branche officielle de la médecine et nécessite des études et des connaissances approfondies. L’organisation moderne de la profession date de cette époque et c’est à la période révolutionnaire que le mot « apothicaire » disparaît au profit de celui de « pharmacien ».

 

Auteur : Dominique kassel

Date du document : Avril 2002

Des pharmaciens dans leur siècle, le XXe

Dès les premières décennies du XXème siècle, il apparaît que la loi de Germinal n’offre plus un cadre satisfaisant à l’ensemble des activités pharmaceutiques. En effet, en 1803, les rédacteurs du texte n’avaient pas du tout envisagé la fabrication industrielle du médicament. A l’époque, l’exercice de l’art pharmaceutique se limitait aux officines de ville. Avec les premières applications des progrès de la chimie durant tout le XIXème siècle apparaissent les premiers laboratoires, d’ailleurs souvent issus de l’officine. C’est la montée de cette industrie naissante, fonctionnant en dehors de tout cadre réglementaire, qui rendit nécessaire, en 1941, une adaptation de la législation aux besoins de la pharmacie moderne.

 

Auteur : Dominique Kassel

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