Les pharmacies anciennes et actuelles
Le 27/04/2018 à 17h44 par Dominique KASSEL
Résumé

 

A partir d'une sélection thématique de timbres de sa collection,  le Docteur Aronis s'intéresse dans cet article aux officines à travers les époques de divers pays du monde.

 

Henri Aronis, extrait de l'Echo de la Timbrologie, janvier 2017

 

 

Pour rappel, l’officine de pharmacie est l’établissement affecté à la dispensation au détail des
médicaments, produits et objets dont la préparation et la vente sont réservées aux pharmaciens, ainsi
qu’à l’exécution des préparations magistrales ou officinales. L’histoire de la pharmacie débute un peu plus tard que celle de la médecine, alors que les médecins de l’époque utilisaient des méthodes peu communes de nos jours pour « rétablir les humeurs » présentes dans le corps.

 

Jusqu’en 640, date de la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, les apothicaires sont ambulants et confondus avec les charlatans. Des boutiques d’apothicaire tenues par des pharmaciens arabes existent au Moyen Âge, à Bagdad, dès l’an 754 sous le califat abbasside. Des apothicaires sont
présents dans tout le monde musulman jusqu’en Espagne mauresque, dès le XIe siècle.

 

La première pharmacopée royale espagnole, Officina medicamentorum, achevée en 1603, avait été
autorisée par le roi Felipe III.

En Asie, il arrive que le pharmacien et son aide soient ambulants.


L’exercice de la pharmacie règlementé
En 1777, à la suite d’un décret de Louis XVI remplaçant le jardin des apothicaires par le Collège
de pharmacie, les apothicaires prennent le nom de pharmaciens et obtiennent, après de nombreuses
querelles avec les médecins, les chirurgiens et surtout les épiciers, l’exclusivité de la préparation des
remèdes. Cette déclaration sépare les corporations d’apothicaires et d’épiciers reconnaissant ainsi le
monopole de la vente des médicaments aux seuls membres du Collège royal de pharmacie.

 


 

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