Coups de coeur  E.L.I.X.I.R

 

 

 

 

E.L.I.X.I.R 

L'Art pharmaceutique détourné par l'Art selon Gérard Cambon*

 

..Les Flacons, les fioles pharmaceutiques datent du XIXe siècle  ou du début du XXe siècle et proviennent,  d'une pharmacie espagnole près de Barcelone,  d'une pharmacie Toulousaine, d'une pharmacie probablement belge dont les flacons ont été achetés dans une brocante de Bruxelles, d'un médecin Pyrénéen du début du XXe siècle qui faisait ses tournées en carriole avec sa pharmacie portative, d'une brocante du Gers qui vendait du vieux matériel photographique. Les contenus sont des produits pharmaceutiques ou chimiques : les étiquettes sont d'époque...

 

 

Elixir ...Préparation résultant du mélange de sirops, de sucre ou de glycérol avec de l'alcool (éthanol) renfermant des substances médicamenteuses. Les élixirs doivent avoir un titre alcoolique au moins égal à 20° et, pour ceux préparés avec du sirop ou du sucre, contenir au moins 20% de sucre officinal (définition du Codex 1965). Appelés aussi "alcools sucrés" ils sont encore à la base de certaines spécialités. L'Elixir de Garrus, stomachique ancien, se rapproche des liqueurs de table...

(Extrait du Dictionnaire des sciences pharmaceutiques et biologiques / Académie nationale de pharmacie. - 2e édition. - Paris : Editions Pariente, 2001).

 

 

 

 

Prononcez simplement le mot « É.L.I.X.I.R» : cela crée instantanément une atmosphère. Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Car créer une atmosphère, c’est toucher l’imaginaire des gens, susciter des émotions, des réminiscences, des rêves

 

 

 

Le mot « élixir » évoque tout à la fois une substance alchimique, une transmutation, une potion médicinale universelle, une boisson, bref tout ce qui touche à la vie. Ce n’est pas pour rien que l’on parle d’élixir de vie, de jouvence.

 

 

 

...La sculpture c’est d’abord le désir du contact avec la matière. La pâte que je prépare pour créer mes personnages, les fragments de matériaux, de végétaux, d’objets ayant déjà vécu, recherchés et sélectionnés pour bâtir un environnement. C’est ensuite la quête de la fusion des éléments : toutes ces choses qui n’ont pas vocation à être ensemble, qui parfois, comme par miracle s’assemblent. C’est se surprendre soi-même. C’est aussi comme marcher sur un fil : une mauvaise inspiration, un bout de pièce trop présent,  mal digéré et c’est la catastrophe. C’est enfin la création d’une image brute en trois dimensions. Pour moi, la sculpture doit être ouverte aux autres, mystérieuse et évocatrice, vivante sans être anecdotique, c’est un équilibre difficile à trouver. Elle doit être en résonnance avec les autres disciplines artistiques, créer des passerelles. La finalité suprême est de toucher les imaginaires : que l’on s’approprie ces images, que l’on se crée ses propres histoires et représentations, bref, que l’on se fasse son cinéma…

 

 

 

 

Gérard Cambon est un artiste autodidacte né à Toulouse en 1960. Son univers se compose de « locomobiles », avions, bateaux ou manèges peuplés de petites créatures éprises de liberté. Il réalise aussi des bas-reliefs, scènes intimistes à l’atmosphère théâtrale ou cinématographique regroupant ses personnages qui contemplent avec beaucoup d’humanité leurs semblables. Il expose régulièrement depuis vingt ans en Europe et aux Etats-Unis (New york, Chicago, Los Angeles, Seattle).